La question de l’éducation des filles constitue assurément un enjeu politique majeur pour les républicains français de la fin du xixe siècle en dépit du fait que les femmes demeurent exclues de l’exercice de la souveraineté. Les années 1880 voient ainsi, d’une part, le développement des écoles normales de jeunes filles visant à former les institutrices laïques destinées à remplacer les congréganistes dans les écoles primaires et, d’autre part, la création d’un enseignement secondaire féminin pour les filles de la bourgeoisie. À travers trois figures majeures de la politique scolaire de la Troisième République, Jules Ferry, Ferdinand Buisson et Henri Marion, la présente contribution explore l’ambivalence constitutive du discours républicain sur l’éducation féminine, en particulier à partir des discussions relatives à la coéducation et à l’accès des femmes à des études prolongées.
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